Evangile de Jean

La parole faite chair

Au commencement était la parole:

Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu de Dieu. (Jean 1:10-14)

Jésus est la Parole de Dieu avec laquelle toutes choses ont été faites; et par déduction, la Parole de Dieu avec laquelle toutes choses peuvent être faites. Si donc cette Parole nous donne le pouvoir de devenir Fils ou filles de Dieu, par son autorité nous devenons réellement les enfants de Dieu, parce que c'est avec elle que toutes choses sont faites.

Vous remarquerez aussi qui est écrit: Lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme... mais de Dieu !

Ce n'est donc ni du sang, ni de la chair, ni d'un homme, ni d'une femme que nous renaissons, mais uniquement de Dieu, par la Parole de Dieu qui nous en donne le pouvoir. L'homme passe donc de la chair à l'esprit, d'une condition charnelle où il était le fils de l'homme à celle spirituelle où il devient le fils de Dieu, né uniquement de Dieu.

Comprenez-vous maintenant pourquoi il y en a parmi nous, comme l'a déclaré Jésus, certains qui ne sont pas nés de femme ? et pourquoi il a dit: Parmi ceux qui sont nés de femme, il en a pas paru de plus grand que Jean-Batiste, mais que le plus petit dans le royaume de Dieu (entendez parmi ceux qui sont nés de Dieu) est plus grand que Jean ?

Si donc vous mourrez selon le sang, la chair, l'homme, la femme, et que vous renaissez de Dieu, vous serez plus grand que Jean qui lui est né de femme.

Il est encore écrit: Et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu de Dieu ! C'est une contradiction avec ce qui a été dit plus haut, car si nous avons reçu le pouvoir par cette même Parole, de devenir fils de Dieu et frère de la Parole, comment peut-elle être le Fils unique de Dieu, alors que nous le sommes tout comme lui, par son autorité ?

Jésus n'est assurément pas le Fils unique de Dieu, puisque nous le sommes aussi avec lui, par lui et en lui; mais nous sommes tous frères et un seul est notre Père, selon la Parole qui est notre Lumière et notre Chemin.

Cette parole de Jean qui dit: Jésus est le Fils unique de Dieu ! n'est pas très inspirée, car elle vient contrer la volonté de Dieu de nous faire accéder en sa famille, comme ses enfants légitimes; à moins que Jean a voulu dire que Jésus est unique, qu'il y en a pas deux comme lui, c'est une preuve de plus que la bible ne contient pas seulement la Parole de Dieu, mais qu'il s'est glissé parmi elle, des pensées humaine.

 

Liens de parentés

Comment Jésus répond à sa mère:

Il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre toi et moi ? (Jean 2:1-4)

Pour se rendre mieux compte, imaginé un instant que votre mère vous dise: Il n'y a plus de lait ! et que vous lui répondiez: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi ? c'est pour le moins une réponse ferme pour ne pas dire assez dure. Cette réponse devient cependant toute à fait normale, si on y inclut que pour le Seigneur, nous sommes né de Dieu et non d'une femme. Jésus connait la pensée de Marie, il est sans doute agacé qu'elle puisse imaginer être la source, la mère; alors Jésus vient démontrer par sa réponse qui fuse, qu'il n'en ai rien, qu'il est seulement issu de Dieu, et qu'il n'y a rien entre elle et lui.

 

La nouvelle naissance

Comment un homme peut entrer dans le royaume de Dieu:

Il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, chef des Juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui. Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. (Jean 3:1-6)

Amen ! autre est ce qui est né d'une femme, autre est ce qui est né de Dieu, ne soyez pas étonnés de ce que Jésus vous demande une véritable renaissance par le baptême, et non un simulacre pour faire plaisir aux hommes de votre communauté. Comme je l'ai déjà dis, le baptême n'est pas la filiation à une confession; c'est pour accéder à la famille de Dieu que vous renaissez et non pour faire partie de tel ou tel courant religieux.

Beaucoup sont dans l'erreur, quand ils associent la paternité de Dieu avec celle de l'homme, de sorte qu'ils se retrouvent avec deux pères, un selon la chair et Dieu selon l'Esprit. Cette position n'est pas défendable, car les deux conditions sont en totales oppositions; soit ils sont de l'homme et ne sont pas les enfants de Dieu, ou soit ils sont de Dieu et ils ne sont pas les enfants de l'homme, afin que ce qui est né de la chair soit chair, et ce qui est né de l'Esprit soit esprit.

Cependant Dieu ne force personne, si vous voulez garder l'homme pour père, alors ne venez pas au baptême, car il vaut mieux être fidèle et sincère avec ce que l'on croit, qu'infidèle envers Dieu. Ne vous moquez pas du baptême, ne le prenez pas à la légère, car il vient de Dieu et non des hommes. Vous ne pourriez pas naître une troisième fois, alors ce que vous faites, faites le bien, de manière réfléchie; si vous désirez devenir l'enfant de Dieu, vous en avez reçu le pouvoir d'en-Haut et personne ne pourra vous l'enlever ni vous l'interdire, mais que cela soit réalisé dignement.

C'est ainsi que celui qui renaîtra comme le fils ou la fille de Dieu, entrera dans le royaume de Dieu; ni le tiède, ni l'hypocrite, ne seront attendu; mais seulement celui qui viendra avec sincérité et un parfait amour pour Dieu notre Père.

 

La moisson

Regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson:

Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci ce qu'on dit est vrai: L'un sème, et l'autre moissonne. Je vous ai envoyés moissonner où vous n'avez pas travaillé; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. (Jean 4:35-38)

La moisson c'est l'humanité, où les moissonneurs entrent pour moissonner les hommes, pour les convertir; et celui qui sème, c'est celui qui porte la graine et qui la sème dans la femme; ainsi l'un sème et l'autre moissonne où il n'a pas travaillé, et entre dans le travaille de celui qui a semé l'homme.

Tout appartient à Dieu, aussi la graine que le semeur met en terre, dans la femme, appartient à Dieu; la semence vient de lui, c'est pourquoi la récolte aussi est à lui, comme toutes choses sur la terre et dans le ciel.

Ce n'est pas parce que l'homme sème qu'il devient propriétaire de ce qu'il à semé, car à qui est la semence ? d'où lui vient-elle ? et qui fait croitre le plan que l'homme à semé ?

Maintenant si le semeur (l'homme) s'approprie la moisson (l'humanité), alors que les plans ont grandis et se sont fortifiés par la seul volonté de Dieu ! ne faut-il pas que les plans qui croient alors appartenir au semeur, par la vanité de ce dernier, se repentent et rétablissent la vérité ?

Si vous savez rendre toutes choses à Dieu, elles sont aussi à vous; mais si vous gardez pour vous ce qui appartient à Dieu, elle ne sont plus à vous, parce que Dieu donne dans le partage et non pour se l'approprier; ainsi est notre héritage, avec lui mais non sans lui.

Rendez donc à Dieu les plans (les enfants) que vous avez semé, afin de vous réjouir ensemble avec le moissonneur !